Un potager qui ne demande qu’à essaimer

Certains se souviendront de ce projet sorti de terre au printemps 2017 : créer un potager de plantes sauvages. Grâce à la gentillesse et à l’accueil de Kosta et de sa famille et grâce à la mise en contact permise par DéfiSEL, j’ai pu concrétiser cette première expérience qui me tenait à cœur. Sur une vingtaine de mètres carrés, j’ai semé une bonne dizaine d’espèces de fleurs sauvages.

Bien sûr comme pour toute expérience, le résultat fut variable en fonction des espèces. Certaines espèces comme les mauves musquée et sylvestre ont levé immédiatement tandis que d’autres comme les pulichaires n’ont pas encore montré le bout de leur nez même après plus de 6 mois …

Une belle expérience donc qui sera poursuivie en 2018 avec des essais de semis pour de nouvelles espèces. Scabieuse colombaire, chrysanthème des moissons, cardère velue, voici quelques unes des espèces qui retiendront mon attention cette année.

 

 

 

Mais avant d’envisager les prochains semis, il est temps de penser à essaimer les plantes qui se sont développées au potager la saison dernière. J‘ai le plaisir de vous proposer des plantes vigoureuses (et d’origine locale) prêtes à coloniser votre jardin et notamment la fabuleuse anthyllide vulnéraire qui fera le plaisir des bourdons, la vipérine qui attirera de nombreux papillons, l’oeillet velu qui vous hypnotisera par l’intensité de son rose et nos deux mauves indigènes qui égaieront vos jardins pendant toute la belle saison. Que des espèces indigènes et sacrément mellifères pour nourrir les pollinisateurs sauvages et autres abeilles domestiques.

Pour venir chercher vos plantes, je vous propose un premier rendez-vous chez moi (Rue Roland, 59c à 5170 Lesve (Profondeville), le mercredi 17 janvier de 14h à 16h. En fonction du succès et de la disponibilité des plantes, je vous proposerai d’autres moments.

Le prix des plants n’est pas imposé, une tirelire vous permettra de déposer la contribution qui vous plaira et qui me permettra de poursuivre la prochaine saison.

 

Le printemps 2018 se prépare dès maintenant !!

 

 

Insouciance brisée…

A ceux à qui il arrive de douter de temps à autre de l’état réel de la biodiversité (les adeptes invétérés du « tout ne va pas si mal »), je propose l’expérience suivante.

Remontez dans votre mémoire pour trouver un lieu où la vie sauvage s’épanouissait de manière démonstrative. Peut-être avez-vous encore le souvenir de l’une ou l’autre espèce observée régulièrement ou abondamment à cet endroit. En creusant encore, il est parfois possible de se remémorer les émotions et les moments vécus là-bas : les jeux d’enfant, les balades en famille, les expéditions de découverte, etc. Avec tous ces éléments en tête, essayez à présent de retrouver ce lieu et d’y retourner à une période propice à l’observation des espèces chères à votre mémoire. Redécouvrez ce lieu, vous verrez comme certains détails tels que la topographie fine du terrain ou la présence d’éléments remarquables (arbre, vieux mur, chemin creux, etc.) vous apparaissent avec une familiarité impressionnante même si vous n’y êtes plus venu depuis 15 ou 20 ans. Dernière étape mais non des moindres : tentez de retrouver les espèces qui colorent vos souvenirs.

Si l’endroit n’existe plus ou si il est trop éloigné, retour à la case départ pour tenter de trouver un autre site.
C’est ce que j’ai fait ce matin dans un bosquet non loin de mon village natal. Je me souviens des cabanes construites à cet endroit, le matériel local (dont de vieux sommiers rouillés) est encore bien là. Puis, je me suis mis en recherche de l’orchidée sauvage la plus printanière, celle-là même qui, en cette saison, dominait le sous-bois dans mon souvenir 15 ans en arrière. J’ai d’abord cru que j’étais trop tôt en arpentant le bois sans trouver cette belle fleur rose pourpre, assez difficile à rater surtout quand elle est en bande.
Après une bonne recherche, je suis tombé sur un groupe de 5 plants dont 3 en pleine floraison. Non loin, un deuxième et dernier groupe de 4 pieds dont 2 en fleur. Le résultat de la recherche est plutôt maigre (moins de 10 pieds) surtout quand je repense à cet endroit lorsque des centaines de pieds d’orchidée étaient en fleur simultanément, ce qui apportait à ce sous-bois une ambiance unique d’un endroit que l’on croît méconnu de tous. Sans verser dans la nostalgie, je me console en me disant que ce petit bout de bois est encore là et résiste malgré la proximité de Namur et enfin qu’il aurait tout aussi bien pu être entièrement loti. Oui mais, il a perdu, pour moi en tout cas, sa valeur première, son incroyable population d’orchidée sauvage. Cette plante qui lui donnait cette saveur particulière à mes yeux. L’unique fleur séchée observée (floraison de l’an dernier) me fait dire que l’espèce vit peut-être ses dernières années de présence dans cet endroit. Les mercuriales et autres anémones auront vite fait d’occuper la place. Après tout qui s’en rendra compte ? Les nouveaux habitants du quartier tout proche ont-ils seulement connaissance de cette richesse naturelle ?
Et d’ailleurs, à qui ou à quoi peut-on attribuer cette perte drastique de diversité ? Forcément difficile de répondre mais dans le cas de l’orchidée, il est probable que la cueillette et la recherche de cette plante rare par des jardiniers amateurs aient joué un rôle.
Ailleurs, vous constaterez peut-être que d’autres pressions sont à l’oeuvre et votre constat sera peut-être plus sévère encore que le mien. De bonnes nouvelles ne sont pas non plus à exclure même s’il est à craindre qu’elles soient minoritaires.
Juste un conseil pour terminer, faites cet exercice et si vous tombez sur de belles surprises à cette occasion, faites le savoir en renseignant les espèces par exemple sur les sites d’inventaires naturalistes. La nature est en sursis, bien plus souvent qu’on ne le pense. Peut-être que grâce à vous, on ne pourra plus dire : « Oui, on a tout détruit, mais on ne savait pas …« .  Le premier pas vers une autre relation à la nature.

Nature à l’école

Ce matin, une poignée de parents et d’enseignants motivés ont retroussé leurs manches pour faire plus de place à la nature au coeur même de l’école. La petite bruine matinale n’a pas découragé les valeureux travailleurs qui ont commencé par élaguer les saules au pied desquels viendra s’appuyer la future agora verte. Une salle de classe presque comme les autres, en pleine nature et dans un environnement biodiversifié au maximum. L’abri pour la faune est à présent en place et accueillera très certainement dès ce printemps ses premières nichées du troglodyte ou de hérisson. Mais l’heure n’est pas encore à ses leçons d’un nouveau genre, il fallait commencer par nettoyer le terrain des nombreux déchets (petits mais peu discrets sous les pieds). Les enfants poursuivront ce travail pour les sensibiliser à avoir plus d’attention à leur comportement.
Les différentes zones du projet ont aussi été délimitées sur le terrain et notamment le cheminement en labyrinthe et l’espace du futur pré fleuri.
L’étape suivante sera confiée à un entrepreneur afin de créer le relief et les aménagements de base de l’agora grâce au projet Ose le vert obtenu par l’école.
Il ne restera alors plus qu’à passer à l’action avec les enfants pour planter les nombreux arbustes qui créeront toute l’atmosphère de ce lieu appelé à se métamorphoser dans les prochains mois. Le pré fleuri leur sera aussi confié avec préparation du sol, retrait de la végétation en place et enfin le semis tant attendu !!
Un bel embryon de nature se développe doucement pour le plus grand bonheur des enfants qui suivront sa croissance et pourront faire de multiples observations surprenantes dans cet espace qui leur sera confié.

Image nature

Vous rêvez d’accueillir dans votre maison ou dans votre entreprise des images nature de qualité pour apporter de la sérénité et sensibiliser au patrimoine naturel ? Et vous cherchez une solution écologique pour cela. Pas facile mais pas impossible non plus, voyez plutôt … cette petite vidéo dont vous me pardonnerez le caractère amateur 😉

Convaincu ? Appelez-moi pour que l’on parle de votre besoin précis !

Pépinière sauvage – clap première !

On connaît tous (ou presque), l’année du chêne, l’année du sorbier, l’année de l’érable (2016 !!), etc. L’idée est à chaque fois de mettre à l’honneur une espèce d’arbre ou d’arbuste pour permettre de mieux la connaître et si possible d’inciter à l’adopter chez soi.
On connaît moins l’année de la plante verte. Bon d’accord, écrit comme cela, ce n’est pas très attirant et d’ailleurs à quoi bon décréter 2016 année du ficus par exemple ? Mais, par plante verte, on peut entendre plusieurs choses et notamment les espèces herbacées indigènes bien sûr ! Et c’est d’ailleurs exactement là que je veux vous emmener …

La flore indigène présente en Belgique comporte plus d’un millier d’espèces sauvages parmi lesquelles une majorité d’espèces herbacées. Ces plantes basses présentes naturellement chez nous sont largement méconnues. Elles recèlent pourtant de multiples atouts esthétiques, thérapeutiques, d’accueil de la faune, etc. Vertus dont on peut facilement profiter en leur ménageant une petite place dans un jardin, un parc d’entreprise, un espace vert, etc.

Je vous propose donc d’initier ce cycle d’année de la plante verte par l’année de la cardère velue (Dipsacus pilosus). Une plante vraiment étonnante bien moins connue et répandue que sa proche parente la cardère sauvage (Dipsacus fullonum), elle-même souvent confondue avec des chardons. Une plante que j’ai aussi la chance d’accueillir en abondance dans mon jardin.

Je me propose donc de participer à la diffusion de cette belle plante. Comment ? En vous proposant de devenir des « Ambassadeurs de la cardère ». Chaque ambassadeur :

  • recevra un plant de cardère velue à planter dans un espace choisi par lui (jardin, balcon, espace vert, etc.) selon les conseils donnés pour permettre à la plante de fleurir au mieux ;
  • bénéficiera d’une « assurance à la reprise » (inexistant en pépinière) lui permettant de remplacer jusqu’à deux fois un plant qui n’aurait pas démarré dans l’endroit choisi ;
  • aura le plaisir, en 2017, de découvrir la floraison et la vie sauvage qui grouille autour de cette belle plante ;
  • pourra échanger sur ses observations et le développement de « sa » cardère avec d’autres ambassadeurs ;
  • recevra, au cours de la saison, des informations détaillées sur cette espèce sous la forme de fiches illustrées ;
  • pourra collecter en fin de saison des graines sur sa propre plante de cardère afin d’aider à la survie et au développement de cette espèce chez lui et aux alentours (si possible dans 5 nouveaux endroits au minimum).

Les frais de participation à cette opération pilote sont fixés à 10 euros* par ambassadeur (à payer lorsque vous emportez la cardère) et l’objectif est de rassembler un réseau de 100 ambassadeurs** de la cardère velue pour booster la population de cette belle plante qui le mérite à plus d’un titre.

Les candidats ambassadeurs peuvent se manifester auprès de : info@natureinprogress.be.

* 10 euros HTVA, soit 10,60 euros TVAc.

** Par cohérence écologique (origine génétique des plants et déplacement des ambassadeurs), les ambassadeurs habiteront exclusivement en Belgique.

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Terrain de culture et de jeu

renard-roux-lesve-17-05-2016-1A quelque chose malheur est bon !
Au milieu de l’hiver, un semis fait pâle figure du fait d’un sol gorgé d’eau. L’agriculteur se résigne et au fil de la saison, des plages béantes et nues se dessinent au milieu de la parcelle. Un endroit bien isolé dont la faune profite en toute tranquillité. La nichée de renard fait régulièrement place aux chevreuils, l’animation ne manque pas. A partir de juin, l’arrêt des traitements herbicides s’impose vu la maturation de la culture et l’impossibilité de rentrer dans le champ sans écraser les graines. Une aubaine mise à profit par une flore aussi abondante que dynamique : camomille, coquelicot, galéopsis, rumex, persicaire et même quelques céréales de l’an dernier viennent rapidement égayer ce damier coloré pendant tout l’été. Bientôt viendra la récolte et la fin de cette tranche de vie nature-culture. Les renardeaux s’en souviendront de ce terrain de jeu fleuri !
En ce premier we de chasse, prend garde maître goupil, j’en connais quelques uns qui t’ont dans le viseur ! Entre souffre-douleur et bouc émissaire, le renard continue à avoir mauvaise presse et pourtant son observation rapprochée est tellement passionnante !

L’agriculture durable est un concept flou …

qualite-de-lair-380 % des agriculteurs estiment qu’une agriculture durable est une agriculture qui apporte un prix honnête au producteur. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par Bayer en collaboration avec la Fédération wallonne de l’agriculture dont La Libre Belgique se fait l’écho ce 16/09/2016. Les consommateurs mettent quant à eux en avant la protection de l’environnement.

Mais ces différences d’interprétation ne tracassent pas l’organisation agricole : ça n’empêche pas pour autant les agriculteurs de mettre en oeuvre des mesures en faveur de l’environnement. Il paraît même qu’on peut leur faire confiance « car ils mettront volontairement en oeuvre les mesures nécessaires » .

On est donc toujours bien dans ce discours de fond bien rôdé : circulez, il n’y a rien à voir. Le paysage agricole, on vous le gère en bon père de famille et d’ailleurs pas besoin de venir avec de grands mots comme la durabilité, nous c’est dans notre ADN.

Euhh … on parle de quoi encore là ? Ahh oui, de l’agriculture en Wallonie. Sans mettre tout le monde dans le même sac, certains agriculteurs déployant en effet des efforts réellement colossaux pour protéger l’environnement, il faut quand même être réaliste. Non notre agriculture ne progresse pas toute seul dans son coin de manière volontaire en matière d’environnement et oui le renforcement continu des normes est nécessaire pour réduire les impacts de l’agriculture intensive qui domine nos paysages.

L’agriculture durable est floue ? Et si on la définissait en impliquant producteur et consommateur autour d’un pacte pour l’alimentation ?

Sinon, que pensez-vous du concept, cher à certains, d’agriculture écologiquement intensive ? Ca vous parle plus à vous ? Vous ne voyez pas trop ? Pas grave, lisez donc le code agricole, ce sera tout de suite plus limpide !

Autre chose, pour un prochain sondage totalement neutre, on pourrait demander aux dealers de mener l’enquête sur l’espérance de vie de leurs clients …

Diagnostic Biodiversité sur La Première

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Le Certificat Biodiversité (P2B) que je propose a été présenté par Sophie Brems sur La Première ce matin dans les explorateurs :
http://www.rtbf.be/auvio/detail_les-explorateurs?id=2141262
Belle découverte à vous !

 

Ma tuile, mes briques

Barrière agricole Lesve copier

 

 

A l’heure du risque de repli sur soi post-attentat, on ignore souvent que ce symptôme a déjà largement contaminé les bois et la campagne depuis longtemps. Je défie les sceptiques de faire deux boucles de cinq à dix kilomètres autour de chez eux sans être en permanence sur le bitume et sans être stoppés par des barrières affublées de pancartes menaçantes. Alors même que derrière ces barbelés le chemin en parfait état se déroule à perte de vue. La quiétude de la vie sauvage a souvent bon dos. Le marcheur paisible est-il vraiment la plus grosse perturbation de nos bois et campagnes ?

Halte à la morosité !

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Certains se démarquent dans ce paysage sinistre. Et quand la tolérance se conjugue avec la bienveillance, il n’y a qu’une chose à dire : BRAVO et MERCI ! C’est alors aux utilisateurs à prendre leurs responsabilités en étant dignes de la confiance accordée et en respectant le chemin et ses alentours.

Il ne faut pas pour autant ouvrir tous les chemins. D’ailleurs, tous les marcheurs ne sont pas non plus si paisibles. A commencer par les inconditionnels de la rhétorique « Ne vous inquiétez pas, il n’est pas méchant » alors que leur molosse court à toutes pattes deux cents mètres devant eux.

Mais il est possible de réconcilier une pratique respectueuse de mobilité douce et notre parcellaire fragmenté. Comment ? En rouvrant certains chemins et en informant les usagers de la qualité biologique qu’ils peuvent y observer si ils la respectent. Ouverture (d’esprit et de chemin), échange, découverte, confiance et responsabilisation, voilà les ingrédients d’une autre relation à construire … Pas forcément plus simple, mais tellement plus riche !

Quand la nature est en danger, dialoguons …

Formation reconnaissance dégâts blaireau Sesselich Arlon 17-09-2014 (3) copier… d’accord mais pas à n’importe quel prix !

Voici un petit billet d’humeur suite à une communication du jour de Natagora par rapport aux outils d’action (voir ici). Par cette démarche que je salue, l’association de protection de la nature vise à outiller les citoyens-naturalistes qui constatent des actes contraires aux législations et qui portent atteinte à la biodiversité.

Comme je vous le disais, je suis 100 % d’accord avec l’esprit. Tout-à-fait d’accord aussi avec la nécessité de faciliter la compréhension des textes et des procédures de la protection de l’environnement. Dispositifs complexes mais bien nécessaires. Que seraient nos paysages campagnards sans une protection de toutes les haies telle qu’elle a pu être assurée jusqu’ici (mais pour combien de temps encore …) ? D’accord aussi de commencer par dialoguer avec l’auteur mais avec un petit bémol tout de même …

Mon conseil n’est certainement pas de crier au loup au moindre arbuste rabattu ou au premier grain de maïs observé dans l’agrainoir à sanglier. Bien entendu, seuls les impacts significatifs à la faune ou la flore méritent une réaction. Mais il faut quand même bien admettre que lors d’infractions manifestes et conséquentes (100 mètres de haie arrachée le dimanche matin, destruction d’une colonie de corvidés en plein élevage des jeunes, etc.), l’idée qu’un dialogue initié par le simple citoyen puisse avoir un quelconque effet me laisse un peu perplexe. Dans certains cas, mêmes les agents du service public n’ont aucun effet … alors un promeneur avec des jumelles ! Ne dit-on pas qu’il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ? Je suspecte l’inventeur de ce dicton de très bien connaître certains coins de notre belle campagne. Surtout que l’observateur incrédule devant la scène est souvent aussi un habitant du coin et qu’il peut risquer gros … Et oui, se retrouver coincé par deux malabars au coin du bois, ça ne plaît à personne. « Il n’a qu’à assumer, après tout c’est de la délation », ça se dit, je vous l’assure ! Ouais, sauf qu’il s’agit d’intérêt public, que les espèces et les habitats concernés sont souvent en danger d’extinction et que le naturaliste fait rarement ça par plaisir. Et puis les gars, on n’est quand même plus au Moyen-Âge où il s’agissait juste d’être le plus fort pour avoir raison.

Pour finir, n’oublions pas que parmi les gardes forestiers (drôlement rebaptisés agents des forêts), se mêlent aussi quelques (excellents !) naturalistes (cumul pas encore interdit, encore bien répandu et vivement recommandé) et que, eux, si ils constatent ce type d’infraction ils ont l’obligation d’en référer à l’autorité. Alors, deux poids deux mesures ? On envoie les naturalistes seuls au casse-pipe ?

Donc, en cas d’infraction flagrante, l’auteur sait en général très bien ce qu’il fait (sauf si il s’agit d’une espèce discrète dont la présence est méconnue). Il espère juste que ça passera et que ça ne se verra pas trop … Et ça arrive parfois … Mais non pas souvent ! Dans ces cas-là, je pense que le devoir du citoyen-naturaliste s’arrête à communiquer l’info aux autorités compétentes de manière la plus précise et documentée possible. Après, c’est à l’agent public à prendre le relais dans le cadre des missions qui sont les siennes et avec les outils qui sont les siens.

Si j’en ai choqué certains, j’en suis désolé mais je vous assure que la réalité est bel et bien comme je l’ai décrite … et parfois pire encore !