Biodifarming

Terril Farciennes 09-2015

Protéger la biodiversité agricole ne met pas à mal le rendement

 

En Europe du Nord, l’intensification des pratiques agricoles a massivement détruit la biodiversité. Une fertilisation excessive, des traitements phytosanitaires trop peu ciblés, un rythme d’exploitation accru et une homogénéisation des cultures sont les principaux instruments de cette intensification. A l’avenir et vu l’augmentation de la population, la surface agricole sera encore plus sollicitée. Outre la modification drastique de notre alimentation pour nourrir plus de monde avec moins de ressources, l’évolution des pratiques agricoles est au moins aussi indispensable !

Une recherche menée dans une ferme anglaise intensive démontre qu’affecter une portion significative de la surface agricole au développement de la vie sauvage ne met pas en péril la production globale de l’exploitation. Au contraire, soustraire 8 % de la surface et les affecter à des habitats naturels permet d’augmenter la productivité de certaines spéculations agricoles dont les cultures entomophiles.

Un beau potentiel prometteur lorsque l’on sait que ces tests ont été réalisés en maintenant une exploitation conventionnelle (incluant des pulvérisations répétées) dans les espaces de production. Autant dire que les services offerts par les habitats naturels n’ont pas joué à leur plein potentiel.

Un résumé de l’étude est accessible ici. 

 

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